Deux manières de vermifuger

1.

Vous savez qu'il est conseillé de vermifuger vos oiseaux deux fois par an. Pour ma part, je possède en majorité des oies, celles-ci se nourrissant principalement d'herbe, il est difficile de savoir si elles ont bien reçu la dose suffisante pour éradiquer les parasites.

 

Alors voici comment je procède.

Je leurs administre à toutes une piqûre de Dectomax (l’ivomec, d’une génération plus ancienne reste valable) que je dilue comme suit. Ce vermifuge pour bovin et ovin, vous pouvez vous le procurer chez votre vétérinaire par quantité d'un ou deux ml. Dans les grandes fermes, souvent ils en possèdent également.  La quantité de 1ml est suffisante pour 50kg de poids vif. J'achète chez le pharmacien une bouteille de 20ml ou plus de propylène glycol, et deux seringues. La première de 50ml, va me servir pour extraire 20ml de propylène de la bouteille. Dans ces 20ml que je conditionne pour un mélange, j'y fais mettre 1ml de Dectomax. J'ai maintenant 20ml de vermifuge pour 50kg de poids vif. Je vais donc injecter, avec la deuxième seringue, 1ml de ce mélange pour 2,5kg de poids vif, c'est-à-dire pour une oie.  Je renouvelle ce mélange une fois par an. Le dectomax est un produit huileux, il faut donc bien l'agiter avant de s'en servir, et le garder à l'abris de la lumière. 
Pour faire l'injection, avec la petite seringue, 1 ou 2 ml, je prends mon oie entre mes genoux, de manière verticale, et je pique avec un angle de 45° dans le blanc, c'est une piqûre intra musculaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ne piquez donc pas en profondeur pour ne pas atteindre un organe.

Ce procédé est tellement efficace, que je ne vermifuge systématiquement qu'une fois par an, lorsque les jeunes ont trois ou quatre semaines, et je les vermifuge aussi. La seconde injection, je ne la fais que si c'est nécessaire et que mon oiseau marque des signes de détresse respiratoire (c'est très rare). 
 

Attention, tous les vermifuges diminuent la fécondité dans les semaines qui suivent l'administration. C'est aussi la seule manière de se débarrasser définitivement du poux des plumes, celui qui ronge la hampe ou le rachis des petites plumes, et qui réapparaît systématiquement chaque année chez certains oiseaux, en laissant une place chauve. Il vous débarrasse aussi de la gale des pattes des poux classiques, et de beaucoup de parasites internes, que votre oiseau détient et que vous ne soupçonnez même pas !
 
Je pratique cela depuis 10 ans au moins sans jamais avoir eu de problème. J'en administre aussi une dose à tous mes nouveaux pensionnaires. J'ai déjà dû intervenir pour une femelle qui était sur son nid ; 2h après l'oiseau ne marquait plus aucun signe de détresse respiratoire. Je dois vous avouer que quand on détient un si bon truc, on en use et abuse, je l'applique donc, en respectant les proportions à tous mes pensionnaires, poules, pigeons, canards, sarcelles .... 

Bonne chance,
Le secrétaire.

 

2.

Élever les oiseaux correctement, c'est bien entendu leur donner un environnement adapté, une nourriture correcte, bien équilibrée, mais aussi éliminer les parasites. Il faut en effet que nos protégés soient en pleine forme pour aborder les rigueurs de l'hiver et la période de reproduction. C'est la raison pour laquelle il faut traiter systématiquement une à deux fois par an nos oiseaux.

C'est un conseil que donnent tous les éleveurs, si nous voulons conserver nos oiseaux en bonne condition. Il ne faut pas attendre d'avoir un problème pour y penser, c'est un traitement qui doit être systématique.

Quelle est la meilleure époque ?

–    Après la mue d'automne.
–    Avant la période de reproduction.

 

Quel produit utiliser ?

Le flubenol 5% (flubendazole) des laboratoires JANSSEN.
Cette molécule est souvent employée pour les aliments médicamenteux (préparation utilisée pour vermifuger vendue avec ordonnance). C'est un antihelminthique qui détruit le système cytoplasmique micro-lobulaire des cellules absorbantes du tube digestif des parasites.
Actif sur : les vers ronds et les cestodes.
Le flubendazole est bien toléré et sa dose toxique est très éloignée de sa dose thérapeutique. Il est donc d'une grande sécurité d'emploi.
La dose à utiliser est de 60 à 80 ppm c'est à dire de 60 à 80 parties par million. Autrement dit de 60g à 80g pour 1.000 kg de nourriture. Vous trouverez à l'intérieur de la boîte une mesurette qui vous permettra de doser le produit.
En pratique, nous mélangeons une mesurette (2cl) pour un seau de 10 litres.


Le Palmicaps 0,5 des laboratoires Sanofi.
Composé de deux molécules : le Niclosamide et le Levamisole.
Actif sur : amidostomose, ascaridose, capillariose, hétérakidose, taeniasis.
On donne le produit un mois avant la reproduction. On le trouve également en pharmacie.

Le Panacure :
Il se met dans l'eau de boisson à raison de 1 ml de panacure dosé à 10% dans 10 l d'eau.
Il est préférable de vermifuger l'ensemble des oiseaux en même temps afin d'éradiquer tous les parasites.
Actif sur : ascaris.

 

Nous disposons d'un nombre de canards relativement important et il est difficile de les rattraper. Le flubenol est dès lors conseillé. Il se présente sous forme de poudre qu'il faudra mélanger aux aliments préalablement vaporisés d'eau pour que la poudre adhère. On peut aussi utiliser de l'huile de soja à la place de l'eau. Attention, il ne s'agit pas de noyer les croquettes mais de les humecter légèrement.
La poudre sera mélangée en respectant les doses par kg d'aliment.
En pratique, nous mélangeons une mesurette (2cl) pour un seau de 10 litres. C'est la méthode que nous utilisons personnellement. Pour le mélange, nous utilisons une bétonnière. Ce mélange est à distribuer pendant huit jours, arrêter durant huit jours et redistribuer pendant huit jours.

 

Le palmicaps est très utile lorsqu'on introduit de nouveaux canards dans l'élevage. Personnellement, nous leur faisons avaler une capsule systématiquement.
Attention : ne pas donner à un oiseau trop faible au risque de le tuer.

 

Paul Marguier
 

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