Comment soigner ses animaux de manière naturelle

1. Pourquoi soigner par la phytothérapie ?

2. « La spiruline »

3. Reprenons la logique des trois piliers de la santé chez les oiseaux

4. Cherchons à comprendre notre rôle dans cette nouvelle attitude

5. Le système digestif - Les pro biotiques et pré biotiques

6. Méthode et philosophie à retrouver !  celle de nos grands-mères

7. Pharmacopée personnelle

8. Comment se les procurer dans le commerce ?

9. Principes actifs

10. Parlons un peu de l’aromathérapie et de la gemmothérapie

11. Qu’est ce qui prouve que je suis dans le bon ? Réfléchissons un peu

1. Pourquoi soigner par la phytothérapie ? 


De tous temps, les hommes se sont soignés grâce aux bienfaits et aux vertus des plantes, des minéraux, de la nature en général. Ils faisaient de même avec leurs animaux, car ceux-ci étaient précieux pour eux. 

Au fil des siècles, les découvertes scientifiques ont permis de mettre en valeur de plus en plus de plantes, de remèdes, enrichissant les herbiers des pharmaciens et donc les pharmacopées disponibles. Or, avec l’avènement des médicaments réalisés entièrement à base de substances de synthèse chimiques, les médecines naturelles ont perdu peu à peu de l’intérêt aux yeux du public. 

Depuis quelques années, les gens reviennent de plus en plus vers les médecines naturelles, car celles-ci ont moins de désagréments à long terme, moins d’effets secondaires indésirables, ne provoquent pas d’accoutumance, bref sont plus facilement tolérées par le corps humain ou par les animaux. On comprend d’ailleurs tout l’intérêt des médecines naturelles lorsqu’on est face à une pathologie chronique ou un système immunitaire affaibli régulièrement par des affections récidivantes. Celle-ci ne doit pas être confondue avec l’homéopathie qui est basée sur une toute autre théorie.

Dans le cas de l’animal, c’est tout à fait pareil. Dans cette nouvelle approche, l’esprit est de garder le corps prêt à réagir à une agression extérieure, et de l’aider sans lui provoquer de trouble en cas de problème plus aigu. La nourriture et l’environnement ne donnent pas toujours l’occasion d’avoir un apport nutritif sans carences. 


Il est à parier que les animaux domestiques, chats et chiens, sont mieux protégés par une alimentation équilibrée, qui est actuellement couramment vendue à leur profit. Ce n’est pas le cas pour les granivores et herbivores, dont la teneur et la qualité de leur alimentation sont tributaires du temps qui rend les cultures riches ou pauvres en substances nutritives.

En phytothérapie, on donnera au corps les éléments pour réagir lui-même à toute déficience. On parlera donc de la phyto-régulation biologique. Elle consiste à soutenir ou relancer les fonctions physiologiques avec des plantes médicinales en synergie. Cette propriété est utilisable préventivement dans les périodes à risques ou curativement en cas de maladie avérée, avec une efficacité surprenante. Elle permet également de raccourcir la convalescence, en relançant les fonctions touchées. Fini la cure d’antibiotique préventive qui fait plus de mal avant de faire du bien ! Cette logique que certains éleveurs appliquent à leurs animaux, n’a en tout cas, jamais trouvé son équivalent en médecine humaine. 

Aujourd’hui, de plus en plus d’éleveurs, soucieux du bien-être et de la santé de leurs animaux, se tournent vers les médecines naturelles, cherchent des conseils auprès de leurs vétérinaires, s’informent par des revues ou sur Internet, afin de faire bénéficier ceux-ci de remèdes sains, qui n’agressent pas l’organisme.

 

Dans les pays nordiques, et bien entendu en Asie (depuis toujours), les médecines naturelles font partie intégrante du quotidien, que ce soit en faveur de l’homme ou de l’animal. On notera que les populations d’Asie, qui pratiquent ce type de médecine, vivent en meilleure forme que les occidentaux, souffrent moins de troubles cardio-vasculaires, d’ostéoporose chez les femmes, de cancers ou de troubles neurologiques invalidants. 
 

Donc dans ce qui suit, vous comprendrez qu’il existe systématiquement un parallèle entre les substances conseillées pour les humains et pour vos animaux. 
 

Pas assez nombreux en France ou en Belgique, les phyto-aromatologues vétérinaires qui exercent pourtant un art millénaire, pratiqué durant des siècles avec succès.

 

Ainsi, avec un nouveau regard, faire profiter également nos animaux des bienfaits et des vertus des médecines naturelles, est bienvenu.  Il n’est pas question de se battre contre les médicaments de synthèse. Certaines maladies ne pourront sans doute jamais trouver d’écho dans les médecines alternatives, telles les maladies mentales. 
L’usage de l’antibiotique, reste de mise, mais avec une autre approche, nous en reparlerons.
Mais puisque nos animaux ne souffrent pas de schizophrénie, d’autisme ou de diverses psychoses, il est bon de savoir qu’ils sont d’excellents récepteurs aux médecines naturelles.

Vous comprendrez aussi que je n’ai pas fait cet article sans me documenter sur Internet. Une société assez développée dans les recherches sur ces produits, et qui en parle mieux que moi, conduit sa logique sur trois fonctions. Vous pouvez consulter sa documentation en tapant «  www.gentiana-phytolabo.com »
L’analyse des problèmes de santé des élevages montre que trois fonctions biologiques essentielles sont fondamentalement impliquées dans la régulation de la santé et dans l’apparition des pathologies. La méthode du kit phyto de cette société, consiste à réguler en priorité ces 3 fonctions, donc à en reconnaître les atteintes et à les relancer efficacement le plus précocement possible. Ces trois fonctions que je développerai quelque peu dans l’article, sont en priorité : 
-    la fonction détoxication-drainage,
-    le tonus ou énergie vitale,
-    et l’immunité. 

Pour bien commencer, et pour vous donner un aperçu, de ce qu’on appelle la phyto-régulation, voici une substance conseillée pour le bien-être de tous. Vous, vos animaux domestiques et domestiqués : la spiruline.

2. « La spiruline »    
 

Celle-ci est donnée par beaucoup d’éleveurs de manière systématique, durant les périodes plus délicates d’élevage de mue et en fin de l’hiver. 
 

Elle va constamment donner la vigueur à l’organisme pour réagir, plutôt que de tuer préventivement les mauvaises et les bonnes bactéries comme on le fait avec des cures préventives d’antibiotiques. 

La spiruline est une micro-algue bleue qui a plus de 3 milliards d'années.
Utilisée traditionnellement par les Aztèques et plusieurs tribus du Tchad, elle apparaît aujourd'hui comme l'un des aliments naturels le plus riche au monde.
Sa haute teneur en éléments nutritifs essentiels en fait un complément privilégié par l'apport alimentaire quotidien.

 

Les bénéfices de la consommation de la spiruline :
- donner de la vitalité en limitant le stress,
- faire le plein d'énergie, nettoyer son corps des impuretés,
- éviter les carences alimentaires,
- renforcer les défenses immunitaires,
- améliorer la résistance de l'organisme et sa détoxication,
- augmenter l'endurance à l'effort physique et éviter la fatigue,
- revitaliser les os, la peau, les cheveux et les ongles,
- accélérer la convalescence après une maladie,
- complément idéal de l'alimentation lors d’exploits sportifs.

100 % NATURELLE LA SPIRULINE EST UN VRAI COMPLÉMENT ALIMENTAIRE

Composition moyenne pour 100 g 
Protéines : 60 à 70 g
Glucides : 15 à 25 g
Lipides : 6 g

Minéraux et oligo-éléments.
Calcium, Fer, Magnésium, Manganèse, Phosphore, Potassium, Sodium, Zinc et Cuivre 
Vitamines 
A, B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 ou PP (nicotinamide), B5 (acide pantothénique), B6 (pyridoxine), B8 ou H (biotine), B12(cyanocobalamine)et K 


Protéines
Ces protéines végétales parfaitement équilibrées contiennent l'ensemble des acides aminés essentiels. Elles participent à la construction des tissus et au maintien des grandes fonctions organiques : croissance, défense, fonctions enzymatiques
Fer 
Le fer est indispensable à l'activité des globules rouges. Il combat l'anémie et intervient dans la défense de l'organisme. Il joue un rôle important dans la croissance et le développement. Les besoins en fer sont augmentés pendant la gestation et l'élevage.


Vitamine B12 
Elle intervient dans la formation des globules rouges. Elle favorise la croissance et est nécessaire aux différentes fonctions du système nerveux.


Beta-carotène
Il contribue au processus de la vision, à l'intégrité de la peau et des muqueuses et à la résistance aux infections. Il aide aussi à la cicatrisation des plaies. Chez les oiseaux, en général, elle facilite l’apparition d’un beau plumage. 


Vitamine E 
Elle ralentit le processus de vieillissement en neutralisant les radicaux libres.
Elle accroît la longévité de la cellule. Elle entretient les muscles et les nerfs, favorise la circulation. Elle augmente la qualité et la quantité de la ponte chez les oiseaux. 


Acides gras essentiels
Ils sont indispensables à la croissance et au développement du cerveau et du système nerveux. Ils sont indispensables à la biosynthèse des prostaglandines et participent activement au maintien de la qualité de la peau, des cheveux et des ongles.


Sels minéraux
Ils sont nécessaires à la croissance osseuse.
Ils favorisent la prévention des phénomènes de déminéralisation liée à l'âge.

Fortifiant pour tous. 


Complément alimentaire sans additif, sans conservateur ni colorant, l'algue spiruline convient à tous les âges.
Nourrisson, enfant, adolescent, étudiant, sportif, femme enceinte, personne âgée…et vos animaux bien sûr. 
Aliment végétal riche en protides, la spiruline est conseillée par de nombreux vétérinaires (notamment pour les troubles liés au vieillissement). La plupart des animaux l’acceptent facilement. Les oiseaux de parc et de volière, notamment les canaris, couvent mieux et semblent en meilleure santé. Les plumes sont de meilleure qualité et les caroténoïdes de la Spiruline leur donnent de jolies couleurs vives. Elle est aussi utilisée en pisciculture pour maintenir les poissons en forme. Les chevaux en tirent un joli pelage brillant et une résistance constante. Les propriétaires de chevaux de course constatent de meilleures performances et une récupération plus rapide ; les mêmes résultats que chez les sportifs. En usage régulier, la Spiruline a aussi une influence positive sur la fécondité des animaux. 

L’expérience de plusieurs grands éleveurs va dans ce sens et m’a été rapportée. Ils en tirent une entière satisfaction. Elle peut s’acheter en petite quantité en pharmacie ou en conditionnement plus grand et moins onéreux pour l’usage vétérinaire. 


Dans les oiselleries, elle est vendue par les produits QUIKO à moins de 20 euros pour 250gr. Il reste cependant onéreux si c’est pour donner à un cheptel important.  

Voici présenté le premier des alicaments, c’est un complément alimentaire qui peut être à la base d’une phyto-régulation. Mais il ne doit pas être le seul, car la multitude des substances et des cellules actives nécessaires à vos oiseaux n’est pas reprise dans un seul de ceux-ci.  

Voilà, après avoir écrit ce début d’article, j’ai envie, et je peux vous dire, que la cure d’antibiotique que certains éleveurs considèrent comme préventive à certaines affections, est aussi précédentive (si vous m’excusez ce terme sorti de nulle part) à d’autres, car elle affaiblit inévitablement d’autres fonctions de l’organisme ! (j’en reparlerai plus loin).
 

3. Reprenons la logique des trois piliers de la santé chez les oiseaux

Revenons sur les principes essentiels et le raisonnement spécifique de la méthode, telle que je l’ai approchée dans la première partie. Même si quelques produits vous aident à être proactif, en complémentant pour assurer la meilleure alimentation possible, il faut savoir cibler et relancer une fonction physiologique défaillante. 


La régulation biologique consiste à soutenir ou relancer les fonctions physiologiques avec des plantes médicinales et nutriment en synergie. Cette propriété est utilisable préventivement dans les périodes à risques ou curativement en cas de maladie avérée, avec une efficacité surprenante. Elle permet également de raccourcir la convalescence, en relançant les fonctions touchées.

D’après l’article de « gentiana », cité dans la première partie, l’analyse des problèmes de santé des élevages montre que trois fonctions biologiques essentielles sont fondamentalement impliquées dans la régulation de la santé et dans l’apparition des pathologies. 
 

La méthode consiste à réguler en priorité ces 3 fonctions, celles ci sont appelées chez Gentiana les fonctions DTI.

 

a- La fonction « D » détoxication-drainage est la première de ces fonctions. Elle correspond à l’activité de la station d’épuration interne. 


Elle est assurée essentiellement par le foie qui filtre le sang, le détoxique puis rejette les déchets insolubles dans la bile, donc dans les intestins. Le foie est secondé par les reins qui assurent le drainage et l’élimination, par l’urine, des toxines et déchets solubles contenus dans le sang.


b- Le tonus ou énergie vitale est la seconde fonction fondamentale, fonction « T ». Elle peut être comparée au niveau de

charge de la batterie.


Cette fonction est également souvent touchée sur les animaux d’élevage : épuisement dû à une production excessive, gestations multiples, suites de maladie, de parasitisme, de pertes de liquides vitaux (hémorragie, diarrhée épuisante), trop forte sollicitation du mâle pour la saillie, mais aussi mauvais démarrage des nouveau-nés, rachitisme, déminéralisation, fatigue excessive, effort prolongé, ponte longue ou épuisante, modification de son espace de vie, etc.
Toutes ces situations vont provoquer un état d’épuisement qui peut s’aggraver rapidement, entraînant manque d’appétit, amaigrissement, chute de production, difficultés pour s’alimenter, mauvais transit intestinal, etc. Il y a lieu dans ce cas de donner des nutriments d’entretien. Les vitamines ne sont pas une fin en soi. Il faut aider l’organisme à bien profiter des substances que l’animal doit trouver dans sa portion quotidienne. 

c- L’immunité est également une fonction essentielle. C’est la fonction "I"


Elle est destinée à assurer la préservation de l’individu et de son identité propre contre les agressions extérieures ou les micro-organismes et parasites hébergés dans les cavités du corps. 
En particulier contre les infections et les parasites pulmonaires ou digestifs. Elle doit maintenir un statut d’équilibre avec les agents agresseurs plus ou moins virulents.
La médecine conventionnelle n’a pas d’action sur l’immunité non spécifique alors que les médecines naturelles permettent de remonter efficacement cette fonction.
La qualité de la défense immunitaire semble liée à l’efficacité des fonctions D (détoxication) et T (tonus-énergie vitale).  Si l’être vivant est encrassé, l’immunité est perturbée et l’organisme utilise les infections pour tenter de drainer ses toxines.
Le manque d’énergie vitale entraîne également une augmentation des infections et des parasites par insuffisance des défenses.

4. Cherchons à comprendre notre rôle dans cette nouvelle attitude

 

Cette introduction me paraissait indispensable pour éviter des théories complexes, mais m’a permis d’amorcer la méthode que nous poursuivrons, c.a.d : mettre en place un programme préventif pour stimuler la santé et l’immunité de vos pensionnaires. 

En fait, on n'aurait jamais dû quitter cette manière de gérer son cheptel, mais si on y revient, c’est principalement à cause de la lutte contre l’anti-bio résistance, c.à.d, la résistance aux antibiotiques, et aussi pour maintenir un état de santé et de bien-être global dans votre élevage.

Le terme ‘méthode ou médecine alternative’ désigne l’usage d’un ensemble varié de nutriments, appelé aussi alicaments administrés aux animaux, qui ont pour vocation de pousser l’oiseau à réagir positivement à l’agression bactérienne ou autre, et à leur fournir un complément déficient dans leur alimentation. Ici on ne parle pas de vitamines, bien qu’elles y seront incluses ! 

La médecine alternative n’est pas une méthode médicale mais une manière naturelle pro-active de régulation physiologique. Une déficience peut être provoquée par l’alimentation pauvre en substances nutritionnelle ou tout simplement, par ce que nous ne pouvons substituer le type d’alimentation que notre oiseau aurait s’il était encore dans son milieu naturel. 

On découvre actuellement de plus en plus de preuves que les animaux dans la nature font usage de substances que nous ne classons pas parmi les aliments, et qui néanmoins sont vitales pour leur santé et leur bien-être.

Pourquoi les oiseaux sauvages n'attrapent-ils pas des infections eux aussi, et pourquoi suite à une attaque bactérienne, ne meurent-t-ils pas en nombre, jusqu’à leur disparition ? Après tout, il y a bien plus de bactéries pathogènes dans la nature. 
En fait, ils pratiquent l'automédication par l'utilisation de plantes, de substances dans les sols, des insectes et des champignons comme « médicaments » de façon à être immunisé contre les maladies futures (médecine préventive) et/ou les débarrasser de symptômes gênants (médecine curative et thérapeutique).  

Dans notre méthode, ces produits sont des compléments alimentaires, des huiles essentielles, des flores bactériennes et des autovaccins notamment, et sont souvent à base de plantes bienfaisantes.  


Alternative de la santé en élevage par la méthode du Kit
Elle permet, grâce à une analyse simple et de bon sens, de prévenir les problèmes, de soutenir les animaux dans les périodes à risque et de les traiter en cas de besoin.
 
Cette méthode s’intègre dans une démarche de santé globale : la santé ne vient pas du médicament, elle vient du respect des besoins physiologiques et comportementaux. 

L’importance des conditions d’élevage, l’alimentation, le logement, l’ambiance, l’hygiène, les conditions de détention, la promiscuité, sont plus que jamais essentiels à la santé et à la réussite de l'élevage. 

Dans ce schéma, l’éleveur tient une place importante, d’abord comme donneur d’alerte, puis comme applicateur de traitement pro-actif. Fini cette soi-disant prévention qui amoindrit la résistance de l’animal à toutes les agressions qui ne sont pas ciblées par celle-ci. Un antibiotique n’a jamais permis de mieux consommer un aliment ou de réhydrater des animaux.
Il faut donc accepter de changer ses habitudes, et l’intervention « en pompier », selon le vieux réflexe ne se fera plus que sous les conseils d’un vétérinaire. 

Etre réactif, et appliquer l’alternative dès que l’on voit quelque chose d’anormal, demande plus de temps d’observation des oiseaux, plus de rigueur technique. Par exemple, il est indispensable d’interpréter les consommations d’eau et d’aliment.

Mais comment agir ?  En intervenant sur les trois fonctions de base D-Détoxication, T-Tonus, I-Immunité, avec des nutriments et des complexes de plantes médicinales adaptés au soutien de ces fonctions. 


On peut prendre en charge une part importante des problèmes de santé en élevage, tout en régulant la fonction touchée avec le complexe adapté. Contrairement aux médicaments de synthèse utilisés souvent en médecine traditionnelle, les principes actifs des différentes plantes utilisées en phyto-régulation ne sont pas uniques ! En les choisissant bien, on arrive à agir avec parcimonie sur les trois fonctions de base et éventuellement sur une pathologie particulière. 
Dans la plupart des pathologies, ces trois fonctions sont impliquées prioritairement. Il est indispensable de détenir en stock trois complexes de plantes médicinales de base adaptées à leur correction, ou mieux, de s’en servir préventivement de manière plus large.
Je m’explique : pour une infection respiratoire, on peut donner currativement du thym (pour ne citer que lui), mais ce thym, peut faire partie d’un thé que l’on administre régulièrement dans l’eau de boisson ; nous en reparlerons.

A coté des fonctions fondamentales D, T et I décrites précédemment, toutes les autres fonctions peuvent être affectées, par exemple la digestion et le transit intestinal, la reproduction, la ponte, la locomotion, la fonction respiratoire, la fonction circulatoire, la cicatrisation, le système urinaire etc.
L’atteinte des fonctions complexes est en fait souvent liée à une atteinte aux fonctions fondamentales D, T et I.

Dans ce qui suit, il va falloir cibler les programmes de prise d’alicaments ou de nutriment en fonction de leur importance et de ce qui est curatif ou d’entretien, de ce qui est strictement nécessaire et de ce qui est bon pour la santé !
Pour ce faire, je vais développer trois, voire quatre paragraphes, chacun complémentaires les uns des autres. 
Nous parlerons bien sûr des plantes, pour les oiseaux, c’est primordial. Nous parlerons aussi des pro biotiques et pré biotique nécessaires au bon fonctionnement du système digestif. Pour les oiseaux, ceux ci ne sont pas à base de plantes, même si les plantes peuvent venir en soutien dans les fonctions digestives. Nous parlerons du système respiratoire, urinaire et d’autres fonctions de base de la santé. Enfin je vous donnerai encore des idées et astuces passe-partout pour assurer la tranquillité et la facilité d’une telle méthode pour tous les jours.


J’essayerai aussi de distinguer votre élevage d’anatidés et la basse-court, de vos fringillidés, canaris, oiseaux de volière, y compris les pigeons, colombes et rapaces. 
Chez les oiseaux, c’est principalement le système digestif et respiratoire qu’il faut observer au sein d’un groupe.

 

5. Le système digestif - Les pro biotiques et pré biotiques

A. Les pro biotiques
Le mot «pro biotique » a été proposé en 1974 par Parker pour désigner des micro-organismes vivants dont le mode d'action s'oppose à celui des antibiotiques (pro-anti). Ces pro biotiques favorisent l'équilibre des micro-organismes de tout milieu, et en particulier de la flore intestinale, mais aussi de la flore de tout le tube digestif. 
Roy Fuller, spécialiste en ce domaine définit les pro biotiques comme « Un supplément alimentaire microbien vivant, qui affecte de manière bénéfique l’animal hôte en améliorant son développement microbien ».

Ce sont des micro organismes naturels, des bactéries ou des levures, bénéfiques au bon fonctionnement de l’intestin et le tube digestif, jabot compris. 


Leur composition est différente d’une espèce à l’autre. Les mammifères et les oiseaux naissent avec un tube digestif stérile. C’est pourquoi, les pathologies de la période néonatale sont dominées par le déséquilibre de la flore intestinale.


L'équilibre microbien de la flore intestinale est le reflet, et aussi une des causes, d'une fonction digestive harmonieuse et, ainsi, d'un bon état de santé de l'individu. On a cherché à obtenir cet équilibre en administrant, par voie orale, certaines souches microbiennes : les pro biotiques.

L’utilisation de pro biotiques engendre deux effets bénéfiques importants.  
Maintenir le système digestif en état optimal, on s'assure que les efforts dépensés pour donner une alimentation de qualité sont jumelés à la capacité d’absorber et de transformer celle-ci en vitamines, minéraux et protéines essentiels à la bonne santé. 
Egalement, l’ajout de pro biotiques dans la nourriture assure une présence constante de bonnes bactéries - comme certains lactobacilles dans le système digestif. Cette présence constante fait en sorte que la majorité des sites disponibles dans le tube digestif sont colonisés par de bonnes bactéries. Enfin, un système digestif en bonne santé crée un milieu relativement acide qui entrave la colonisation par des bactéries pathogènes, ce qui peut, par le fait même, contribuer à allonger la vie de vos oiseaux. 

Pour expliquer l'intérêt de ces pro biotiques et définir les règles de leur application, l'observation des pathologies montrent que l'essentiel de la colonisation de l'intestin se produit pendant la période post-natale, et que la flore indigène permanente varie avec l'alimentation, les conditions d'élevage, la pathologie digestive, qui elle-même dépend de la protection immunitaire du tube digestif pendant les trois premières semaines de la vie.

Chez les mammifères, on connaît bien l'importance de l'immunité colostrale chez le nouveau-né, quelle que soit l'espèce. Le jeune naît avec un tube digestif stérile, dont la colonisation dépend de l'environnement. Le colostrum ingéré pendant les quatre à cinq premiers jours de vie va le protéger en principe contre les infections digestives. Cette protection n'est
possible que si le colostrum maternel soit lui-même adéquat qualitativement et quantitativement.

Chez les oiseaux, les phénomènes sont différents parce que la physiologie est différente. La protection immunitaire du jeune dépend de la mère, mais elle est plus efficace, car elle se concentre dans le vitellus de l’œuf appendu à l'intestin durant l'incubation et les quatre premiers jours de vie. Le vitellus déverse directement et régulièrement, dans la lumière intestinale les anticorps qu'il possède. 
La protection du jeune est ainsi assurée pendant les quatre premiers jours de vie contre les infections les plus fréquentes (celles qui immunisent la mère). Les infections naturelles et les mortalités débutent donc généralement au 4e jour.
Cette particularité épidémiologique montre bien le lien entre la maladie et le déséquilibre de la flore qui, durant les quatre premiers jours, est contrôlé et ne peut s'exprimer. Il n'en est pas de même après le 4e jour, la protection disparaissant alors jusqu'au 21e jour environ, date d'apparition de l'immunité intestinale locale.
Pendant cette période, entre 4 et 21 jours, la protection contre les infections bactériennes intestinales est exclusivement sous la dépendance de l'équilibre de la flore.
Tout doit être mis en jeu pour obtenir cet équilibre.

L'utilisation des pro biotiques a pour but d'obtenir un bon équilibre de la flore intestinale.
Il agit sur la croissance et le développement de l'animal, influence les besoins nutritionnels, affecte la morphologie du tractus digestif, et joue un rôle dans la multiplication des germes, pathogènes ou non. Cette phrase résume bien l'éventail des possibilités d'utilisation des pro biotiques. 
Suivant l'importance ou la nature du déséquilibre de la flore, le pro biotique a une indication médicamenteuse ou une indication de facteur de croissance et bien-être.

Disons que pour nous, un pro biotique est un complément qui crée ou maintient une quantité suffisante de bactéries gram positive, pour assurer une digestion et une assimilation optimale du système digestif.  

Ici, je voudrais faire une petite parenthèse au sujet des anti biotiques. Durant cette période, certains ont constatés que ceux ci étaient aussi un facteur de croissance, et c’est bien vrai. A la différence près que, si durant cette période post natale, l’anti biotique protège le système digestif de l’invasion de bactéries pathogènes néfastes au développement du nouveau né, il ne met rien en place pour le futur de l’oiseau. Raison pour laquelle vous êtes obligés de continuer à aseptiser tout votre élevage et de donner à posteriori des traitements préventif !!! Voilà l’aberration est bien là. 

Il semble, après diverses observations, que toutes les espèces de passereaux n'ont pas les mêmes bactéries gram-positives dans leur tube digestif, mais elles ont le même effet chez toutes les espèces, à savoir la digestion correcte de la nourriture.

 

Parmi ces bactéries gram-positives, de nombreuses espèces de Bacillus et Clostridium sont communément trouvées dans la terre. On observe souvent que les oiseaux captifs ou sauvages, fouillent dans la terre pour assurer un apport de certains nutriments. Les pinsons sur votre pelouse, les canards en filtrant la boue qu’ils fabriquent et affectionnent ou les pigeons voyageurs sur les champs labourés et cultivés. 

Tous les animaux sauvages ont besoin de substances bactériostatiques et bactéricides pour arrêter la croissance des nombreux organismes pathogènes qu'ils ingèrent, ou carrément, pour les éliminer. Sinon, leur système immunitaire serait dépassé en très peu de temps. Parmi ces bactéries gram-positives, de nombreuses espèces sont communément trouvées dans la terre. Là, ils peuvent trouver des pro et des pré biotiques. Je mets donc à leur disposition, un sous coupe de terre que je change tous les 4-5 jours, et elle est souvent visitée par mes oiseaux. 

Pour ramasser de la terre, moi, je la prélève sur les taupinières que ces bestioles me façonnent avec tellement de persévérance ! Si vous n’avez pas cette chance, prenez là où vous êtes certain de son état de pureté, mais ce doit être de la terre arable, c’est à dire, prise dans la couche où il y a de la vie bactérienne, et exempte de produits nocifs. Après, en l’étalant, vous pouvez la faire sécher, et la conserver quelques mois. Evitez qu’elle se charge de moisissure !

Je voudrais ici faire une petite remarque à ceux qui font leur élevage de manière artificielle, dans des bacs ou espaces aseptisés. Dès le quatrième jour, vous devez donner des pro biotiques à vos oiseaux, pour qu’ils colonisent leur tube digestif. Pour faciliter la chose, donnez-leur aussi des pré biotiques, du vinaigre de cidre suffit. Il serait bien aussi, de mettre dans leur eau de boisson de la terre originaire du parcourt qu’ils occuperont après leur isolement (il en va de même, lorsque l’on pratique la quarantaine). Tout simplement en ajoutant 2 ou 3 cuillères de terre pour un litre d’eau. Vous leur donnerez la chance de fabriquer des anticorps et de bactéries gram positives en relation avec le milieu qu’ils connaîtront.  

Dans les millions de bactéries gram positive qui envahiront leur tube digestif, donnez-leur celles qui leur procurerons une protection dans leur milieu, et non pas celui de la mère, et pas non plus exclusivement celle achetée au magasin. On peut faire la même démarche lors de l’acquisition de nouveaux oiseaux et leur passage en quarantaine. 

Pour d’autres souches de pro biotiques, il faut utiliser des pro biotiques d’origine aviaire, c’est très important, et il faut mettre en garde avec l’eau du robinet qui peut contenir du fluor ou du chlore néfastes à l’action des pro biotiques.
Pour votre facilité, je vous signale les produits Versele Laga, et tout particulièrement le PROBI-ZYME, distribué en conditionnement de 200 gr à 16 euros, révélé très efficace pour vos oiseaux de volière, est me semble t’il, très concentré : 1gr/Kg.

Vous trouverez des gammes complètes de ces produits principalement et à meilleurs prix chez les marchands spécialisés en alimentation pour pigeons. Les grandes recherches faites dans ce domaine restent encore à la pointe, et ces produits ne subissent une TVA que de 6%, contrairement aux mêmes produits destinés à d’autres animaux domestiques.  

Les pro biotiques, considérés comme des alicaments, ont l’avantage de ne présenter aucune contre indication mais l’inconvénient, en captivité, de ne pas rester très longtemps dans l’organisme d’où la nécessité d’en prendre régulièrement.
L'adjonction de pré biotiques est vivement conseillée pour leur fournir un milieu eutrophique à leur développement in vivo. 
         

B. Alors, qu’est ce qu’un pré biotique ? 
Les pré biotiques sont des aliments non digestibles qui favorisent la croissance et/ou l’activité d’une ou de plusieurs espèces de bactérie dans le système digestif, et par-là, stimule la santé de l’hôte. Il est à prendre en complément au pro biotique

En médecine humaine, on vous recommande de manger certains fromages et des yaourts pour reconstituer votre flore intestinale, ce sont des pré biotiques. Si celle-ci est fortement détruite, vous devrez prendre des cellules souches pour réparer votre flore intestinale, ce sont des pro biotiques. 

Une particularité dans nos élevages, est que l’on donne souvent une nourriture trop riche ou non équilibrée. Cela provient principalement du fait que l’on ne peut reproduire les conditions d’alimentation que l’oiseau trouverait dans la nature ou aussi du fait que certains oiseaux sélectionnent eux-mêmes les graines qu’ils préfèrent dans la mangeoire. 
Dès lors, le milieu propice au développement des bactéries positives se dégrade, et sans apport de pré biotique, ce milieu se détruit et doit donc constamment être réensemencé par des pro biotiques. 
Il est donc important, comme dans la nature d’ailleurs, de donner aux oiseaux un ensemble de pré biotique qui permettra d’entretenir leur tube digestif en situation favorable.  

Donc les pré biotiques auront des effets bénéfiques aux conditions d’équilibre pour la santé, voire un effet curatif en fonction du moment où celui-ci est donné. 

Ici, je ferai encore une petite parenthèse, pour la majorité d’entre nous qui détenons plusieurs espèces de volatils différentes. C’est le problème du porteur sain, et donc la protection de l’élément faible ! Savez vous que les pigeons, ramier et tourterelles en bonne santé, sont porteurs de plusieurs centaines de fois la dose de bacille de la coccidiose mortelle à vos autres oiseaux ! Lorsque ceux ci souillent les parcours ou l’eau de boisson, on peut alors parler de bouillon de culture. Et gare aux éléments faibles. Il y a bien lieux d’assister le maintien d’un équilibre aux plus exposés ! Les éléments faibles dans un élevage, périssent toujours par les voies digestives ou respiratoires. 

Citons, comme pré biotique, principalement des levures, de l’argile, des cendres, des boissons acides et aussi du charbon.

  • La levure, est une source naturelle de protéines, de vitamines et de sels minéraux. Grâce aux acides aminés naturels, elle a une influence sur la vitalité et la résistance. Elle stimule la formation du sang et des plumes, l’appétit, le système osseux et la formation générale de la flore intestinale

  • Le charbon, désactive les toxines contenues dans la nourriture ou les toxines produites par des bactéries pathogènes dans le tube digestif. Curieusement, les oiseaux semblent ne pas toucher aux granules de charbon. En poudre, ajoutée à l’aliment, ils l'assimilent sans difficulté ! 

  • Les coquilles d'œufs. De toutes les sources de calcium, c'est celle qui est la plus facile à donner. Elle aussi, je les passe au mixer, avec différent tailles de granulométrie, et je l’ajoute à la pâtée, au grit ou encore à du sable de fond de cage. 

  • Le grit de coquille d'huître adaptée est aussi indispensable au bon fonctionnement de l’estomac de l’oiseau, celui-ci étant dépourvu de dent, c’est au niveau de l’estomac en présence de certains acides que ces cailloux interviennent dans la digestion. Tous les granivores l'adorent et en ont absolument besoin.

  • Le vinaigre de cidre et l’ail, si vous n’en donnez qu’un, c’est celui-ci qu’il faut donner. Je vous conseille Appelazyn de chez DHP Cultura. C’est un produit sur le marché qui est très bien accepté, car le miel d’Acacia qu’on y ajoute, le rend moins amer. Il purifie le sang, et combat la modification de pH lorsque les acides gras sont mal digérés. Il favorise un pH bas, nécessaire à l’équilibre de la flore intestinale.

On peut aussi donner de la poudre de minéraux pour bétail ou toute poudre de minéraux pour oiseaux, entre autres pour pigeon, contenant calcium, phosphore, magnésium, sodium, manganèse, cuivre, zinc, sélénium, iode et cobalt. N’hésitez pas à varier vos sources, elles seront complémentaires. Vanhee propose le Van-Minvit par kilo.
A ce sujet, une litière organique de chez Natural est comestible, c’est de l’argile. Elle a la particularité d’être anti-coccidiose. J’en mets à disposition pour tous mes oiseaux. La présence de terre à disposition joue bien entendu, le rôle de pré biotique. 
C’est un peu à vous de voir, faire un mélange de plusieurs d’entre eux, et donner de différente manière n’est pas contraignant pour l’éleveur. Surtout n’oubliez pas les poussinières et bac d’élevage.

 

Pour les pigeons, colombes et oiseaux de volière, mélangez ces poudres sur le grain humecté à l’huile ou dans la pâtée. Vous pouvez les donner dans un pot à disposition.
Pour les anatidés, je les mets dans le fond du bac d’eau propre, et que je laisse en permanence à leur disposition, pour y barboter. Même s’ils ont de l’eau pour se baigner, ils adorent barboter dans un fond d’eau propre que je laisse à disposition et que je change tous les jours. J’en profite pour y mettre les vitamines et l’ensemble des pré biotiques que je cherche à leur donner. Pour la terre à ajouter, les anatidés se chargent bien de le faire eux-mêmes. Le goût anisé d’un peu de sable est souvent apprécié, et masque l’odeur d’autres ingrédients occasionnels. 

Retenons de ces deux derniers paragraphes, que nous devons souvent donner des cellules souches pour garder une flore gastrique et intestinale abondante (pro biotiques) ainsi que maintenir le milieu dans lequel celles ci se développent, favorable à leur entretien et leur multiplication, en donnant constamment des pré biotiques.

6. Méthode et philosophie à retrouver !  celle de nos grands-mères

Parlons de la manière naturelle de soigner le système immunitaire de nos oiseaux et de la phyto-régulation. 

Il y a beaucoup de chose à dire, mais on a déjà bien commenté les manières de protéger le système digestif. Souvent quand vos oiseaux sont malades, c’est le système digestif ou le système respiratoire, voire urinaire qui est touché. Sans vouloir dissocier les trois, il y a des nutriments plus ciblés pour la partie respiratoire et/ou pour le système digestif. 

Mais en phytothérapie, le but est de garder, par la prévention, les animaux en bonne santé, et ceci, pour la partie qui nous concerne, par l’association d’alicaments et de plantes, dont les principes actifs sont complémentaires.
 
Donner en permanence des alicaments, cela deviendra une évidence si vous désirez donner au corps, les éléments indispensables pour maintenir vos animaux en bonne forme et pour pouvoir réagir à toute agression externe. 

La majorité des plantes ont plusieurs propriétés conjointes, et l’art de les exploiter est de trouver le bon cocktail en entretien quotidien, tout en pouvant le modifier lorsque l’on veut cibler une pathologie. 

On attend des plantes les fonctions physiologiques tel qu’elles augmentent l’immunité de l’animal, mais aussi qu’elles donnent de l’appétit, régulent les reins, le foie, la digestion, que dans certains cas elles jouent le rôle de détoxication (foie, reins) mais aussi peuvent améliorer la circulation sanguine... et tant d’autres choses encore.

Le domaine est très vaste, mais pour l’heure, je me garderai de m’évader, mais plutôt de vous donner des astuces directement exploitables dans votre élevage. 

Mis à part les pré et pro biotiques, la manière dont nous allons nous servir de la phytothérapie, est principalement par l’usage de thé dans l’eau de boisson. Il y a trois manières pour se les procurer, toutes aussi faciles les unes que les autres. 


Tout d’abord, il faut savoir que ce sont les mêmes plantes qui servent en phytothérapie humaine et vétérinaire.

Pour mieux vous expliquer, je vais passer par quelques exemples : Le millepertuis est une jolie plante vivace aux fleurs jaune d'or qui pousse sur les bords des chemins et dans les prés ensoleillés. Elle peut atteindre 80cm de haut.
Les propriétés du millepertuis favorisent la guérison des plaies et antiputride. C’est un stimulant et un anti dépresseur, il ouvre l’appétit, et est un bon digestif astringent. Il est anti-acide gastrique également. Il est diurétique et favorise la production des urines, il élimine l'acide urique. Balsamique, chargée de baume et de résines, il adoucit les muqueuses respiratoires. C’est également un vermifuge. Comme fébrifuge, il combat aussi la fièvre. 

Voici une plante que l’on peut donner pour toute sorte de chose, mais pas de manière courante, car il est bon de savoir : 
Dans certains ouvrages, elle est considérée comme dangereuse. Ceci mérite quelques mots d’explication ! En effet, elle favorise la production d’urine, et modifie le fonctionnement du foie. Pour certaine personne qui prennent des médicaments pour le cœur, la prise prolongée de millepertuis, modifie le mode d’assimilation de ce type de médicament, et est donc à éviter pendant une trop longue période. Pour vos animaux aussi, son action doit donc être en association avec d’autres plantes, mais doit être limité dans le temps. Précaution qu’il est prudent de généraliser pour toutes les cures. En général on ne dépasse pas 3 - 4 jours par semaine si ce n’est pas pour le traitement d’un symptôme bien spécifique. 

On pourrait aussi parler du Plantin
Il existe plus de 200 espèces de Plantin, et le genre est répandu un peu partout sur la planète. C'est à ce même genre qu'appartient le Plantago psyllium, dont les graines légèrement laxatives sont vendues en pharmacie. Les espèces qui nous intéressent ici sont le Plantago major (grand ou majeur), le Plantago media (moyen) et le Plantago lanceolata (petit ou lancéolé), auxquelles on attribue les mêmes propriétés médicinales, bien que le plantain majeur (Plantago major) soit, de loin, le plus fréquemment employé. 

Par voie interne, on dit que le plantain est un excellent purificateur du sang, des poumons et de l'estomac. Il soignerait l'hémophilie, la diarrhée, la dysenterie, les retards dans le développement, la tuberculose, les bronchites chroniques, la pharyngite, la laryngite, les néphrites. Les graines ont été employées avec succès dans les hémorragies utérines et celles du poumon. De leur côté, les Chinois emploient ces dernières pour leurs propriétés diurétiques et éliminatrices de l'urée, de l'acide urique et des chlorures ! Les déchets de l'organisme, quoi ! 

En usage externe, on s'en est servi contre les conjonctivites, l'inflammation des paupières, les plaies, coupures, ulcères, dartres, dermatoses croûteuses, pertes blanches. Ainsi que contre les morsures de vipères et les piqûres d'insectes. Pour soigner toutes ces petites blessures, il suffit de froisser quelques feuilles et de les appliquer directement sur la partie touchée. Le soulagement est quasi instantané. 

Voici déjà deux plantes aux propriétés diverses, et vous pouvez constater qu’il n’est pas souhaitable de les mettre dans le même cocktail, sauf si vous voulez cibler une pathologie du système urinaire. Il faut bien dissocier les vertus de la plante, de la pathologie que vous voulez soigner. 

Revenons un peu sur la théorie de départ. Nous devons agir sur les trois fonctions DTI, je vous rappelle : D’après l’article de « Gentiana », cité dans la première partie, l’analyse des problèmes de santé des élevages montre que trois fonctions biologiques essentielles sont fondamentalement impliquées dans la régulation de la santé et dans l’apparition des pathologies. 

La méthode consiste à réguler en priorité ces 3 fonctions
La fonction « D » pour Détoxication-drainage, elle regroupe les fonctions des reins et du foi. La fonction T, Tonus ou énergie vitale. Elle peut être comparée au niveau de charge de la batterie. Et la fonction I pour Immunité est également une fonction essentielle. 

En phytothérapie, c’est l’ensemble des molécules d’une même partie de plante qui agit (ce que l’on nomme le Totum synergique) et, si une plante a souvent plusieurs types d’action et plusieurs cibles organiques, un traitement nécessite l’association de plusieurs plantes qui vont agir en synergie.

Comme je vous l’ai déjà dit, il y a eu énormément de recherche pour l’alimentation des pigeons de concours, croyez-moi, ces produits restent une source variée et importante dont nous allons parler.

Pour ce faire, je vous conseille l’usage de thé prévu à cet effet. Plusieurs marques en distribuent pour colombidés, il est intéressant de diversifier, tout en limitant la distribution à une ou deux fois par semaine (la notice est souvent très explicative). Naturaline, par exemple, est un thé, qui concentre quinze plantes différentes. C’est la première manière de s’en procurer. 

La seconde manière de s’en procurer, est de vous procurer des teintures et des sucs dans les magasins bio ou herboristerie. Vous pouvez ainsi cerner mieux une fonction limitée. Je vous convie à vous documenter individuellement en fonction de vos connaissances et de vos espérances. Un peu de recherche en herboristerie ou sur Internet, peut vous conduire très loin ! Celles ci seront cumulables avec les thés d’entretien. Je dresserai dans plus loin, la liste des plantes faciles et reconnues pour vos oiseaux. 

Par contre, je voudrais développer davantage la troisième manière, celle ci peut être suffisante si vous vous documentez suffisamment, et est finalement celle que vous orchestrerez vous-même suite à vos recherches. 
Il y a des plantes qui sont considérées comme la pharmacie de la nature. Le sureau en est la principale, mais presque au même titre que le thym, le plantain, l’ortie, le groseillier cassis, la tanaisie, l’argousier, le millepertuis, la ronce, la sauge, le bleuet. Tant de plantes que tout le monde connaît et dont on doit se servir. 
Il vous est loisible, si vous n’avez pas fait de réserves, de les acheter dans le commerce, mais pourquoi pas revenir à des réflexes plus simples, en les distribuant régulièrement au départ de vos cueillettes. 

7. Pharmacopée personnelle

Vous pouvez vous établir une pharmacopée simple, qui sera le résultat de votre recherche, voici quelques idées. Malheureusement, il est impossible de tout dire sur les méthodes de récolter les différentes parties des plantes, et la manière de les exploiter. Mais je mettrai ces indications sur mon blog, et vous donnerai l’occasion de le visiter lorsque celui ci sera mis à jour. Le sureau est considéré comme un des principaux apports de la nature, c’est la baie que le plus d’oiseaux consomment. 
Vous pouvez la sécher, en faire du sirop, ou la presser et la congeler. Vous pouvez aussi faire du vin d’ombelles, sa fleur qui est si bonne à la santé.
Pour ma part, je fais du sirop que je congèle dans des bacs à glaçon, et que je dissous dans l’eau de boisson de temps en temps. Je fais la même chose avec des bais séchées que j’ai passé à la moulinette, et que je fais tremper dans l’eau de boisson. Cette deuxième solution est de loin la plus facile.

Renseignez-vous sur les bienfaits du thym, il est presque dans tous les cocktails vendus pour les oiseaux, et il faut bien reconnaître que son usage est à la portée de tous. 
Les orties ont des propriétés extraordinaires, ce n’est pas difficile d’en cueillir les têtes, presque tout au long de l’année, de les faire sécher, et de dissoudre un thé que vous leur ferrez, dans l’eau de boisson deux ou trois fois par semaine. 
Pour info, je vous donne les principales propriétés de l’ortie : 

  • Les feuilles : Diurétique (nitrates de potassium, calcium), Anti-inflammatoire, Anti-rhumatismales), Antiasthénique, Hypoglycémiante, Cholagogue, Astringent, Cicatrisant 

  • Les racines : Anti-inflammatoire, Augmentation du volume et de la puissance du flux urinaire et diminution de la quantité d'urine résiduelle

  • Les graines : Tonique, Galactogène, Antianémique, antirachitique, dépuratif, anti-infectieux, diurétique, éliminateur de l'acide urique, draineur hépatique, anti-diarrhéique, stomachique. 

 

Il en va de même pour bien d’autres plantes que vous avez à portée de main, la tanaisie et les autres citées ci dessus. Il y a un arbre qui pousse dans les terrains pauvres, chez nous principalement dans les dunes et qui donne cette année-ci énormément de fruits, c’est l’argousier. Vous pouvez le planter chez vous, il s’achète en pépinière, mais c’est un arbre dioïque, cad qu’il faut un pied mâle pour huit pieds femelles.

J’ai envie de dire, tant que vous le faites pour vos oiseaux, profitez-en pour vous et votre famille. De la confiture d’argousier est excellente pour la santé de tous, c’est le fruit le plus riche que vous rencontrerez dans nos régions. Huit fois plus de vitamine C que dans du citron. Il est très difficile de cueillir ce petit fruit sur ces branches pleines de picot, mais pour vos oiseaux je vous conseille de donner les baies encore sur les tiges, ou d’extraire le jus des fruits après les avoir ébouillantés sur le bout des branches. En herboristerie, on vent du thé noir d’argousier. 

Le vin d’ombelle, (fleur du sureau) est une boisson délicieuse, limonade de grand-mère oubliée par ces temps modernes que vous pouvez boire en apéritif ou donner à vos enfants pendant les premiers mois de l’été. La posologie sera efficace pour vos oiseaux aussi.  Prenez le soin de faire des recherches dans ce sens, je citerai une ou deux de mes sources à la fin de cet article. 


« La phytothérapie, traite le corps en permanence, et pas occasionnellement la maladie ». La distribution doit se faire en permanence quelques jours par semaine, aux mêmes doses que pour l’usage humain, je dirais un sachet par litre d’eau chaude que l’on laisse refroidir. 
 

Je vous conseille de faire déjà vos mélanges aussi complets que possibles et de varier avec d’autres cocktails du commerce. 
Dans des pathologies importantes, c’est donc un savant agencement qui est nécessaire et qui nécessite la connaissance de leurs symptômes et de l’usage des plantes. Faites vous conseiller par des spécialistes. Habituez-vous à fréquenter votre herboriste. 

Voilà, dans la dernière partie, je vous donnerai les propriétés de quelques plantes utilisées dans les cocktails préparés dans le commerce et aussi je vous parlerai encore de l’aromathérapie, qui peut se réduire à un usage pas trop difficile pour les spécialistes que nous sommes. Je vous donnerai encore quelques réflexions pour mieux vous convaincre.

Sources : sur le site suivant, consultez « phytothérapie usage vétérinaire » http://www.lepetitherboriste.net/affections/affections.html
Très intéressant aussi, http://www.bio-aquitaine.com/index2.php?
    http://www.imaov.com/aromatherapie-phytotherapie-veterinaire/programme
    http://www.eauveto.fr/index.php?static8/clinique
    http://www.phyto2000.org/phyto.html


Les sites traitent en même temps de médecine humaine et de médecine vétérinaire. 

8. Comment se les procurer dans le commerce ? 

Les plantes bienfaisantes seront combinées. Celle du système respiratoire ou de l’immunité, ainsi que celle pour le système digestif dans son ensemble. Les plantes utilisées ont un rayon d’action tellement large, qu’elles seront en renfort pour bien des fonctions de l’organisme, et auront pour vocation de pousser l’oiseau à réagir positivement à toute agression et à renforcer l’immunité de tout type et pour un éventail panoramique de pathologie. 

Les produits actifs que nous isolons en pharmacopée, seront gardés dans leur enveloppe naturelle en phytothérapie, mais ceux ci du même nom, font partie du complément alimentaire que nous donnerons à nos animaux. Par exemple, le thym avec toutes les qualités qu’on lui accorde contient du ‘carvacrol’ qui a une activité antiseptique sur l’organisme. Cette molécule existe dans bien d’autres plantes, et peut être créée chimiquement. Mais le thym contient aussi beaucoup d’autres molécules qui sont à l’origine d’autres de ses principes actifs, qui font de lui, une des plantes qui rentre dans énormément de compositions. 

Si l'on assiste à la distillation d'une plante, quelle qu'elle soit, il est toujours très surprenant d'observer comment de simples boutons de fleurs, une poignée de sciure de bois, de feuilles fraîches ou séchées, ou encore des racines hachées menu, peuvent conduire, par le biais de ce processus alchimique, à l'élaboration de deux produits très précieux mais bien distincts : D’une part l'huile essentielle et d'autre part les hydrolats, à savoir l'eau imprégnée des mêmes molécules aromatiques.

Ces deux produits contiennent toutes les informations énergétiques de la plante. La valeur de l'hydrolat est considérable, c'est une eau magique ! Il est encourageant d'entendre les résultats obtenus par l'utilisation des hydrolats. Une seule cuillère à café d'un hydrolat, pris dans un verre d'eau, peut permettre un changement radical et immédiat de l’évolution prochaine.

Toutefois, les produits phyto se présentent sous différentes formes, et une petite introduction peut nous aider à les acheter, les utiliser ou les réaliser. 

Différents modes d’extraction. 

1. La Plante sèche ou poudre de plante
Cette présentation sèche ou en poudre est intéressante pour l'incorporation dans les condiments minéraux en mélange avec un aliment appétant. On peut distribuer jusqu'à 0,3 à 0,4 gr par kg de poids vif pour des traitements préventifs ou des pathologies légères.


Les poudres sont obtenues de deux manières assez distinctes : 

  • Aujourd'hui, il existe de la poudre de plante cryobroyée, plus pratique et plus concentrée, et surtout dosée. Mais le cryobroyage présente toutefois l'inconvénient de dégrader une proportion non négligeable des constituants de la plante (les vitamines, les enzymes, les substances volatiles et de nombreux autres). Il faut donc privilégier la seconde manière. 

  • Il est préférable d'utiliser un broyage grossier (cisaillement) suivi d'une extraction qui permet l'obtention d'un produit plus pur, qui préserve l'intégrité des principes actifs. Ce procédé consiste en plusieurs étapes. Retenons seulement que l’extraction des principes actifs se fait en plongeant la poudre grossière (issue du cisaillement) dans un solvant adapté, et que l’élimination du solvant se fait par une phase de séchage modérée, sous vide.

 

On obtient ainsi un extrait sec sous forme de poudre avec une teneur en actif concentrée, standardisée et stabilisée, plus facile à doser. On parle de 0,3gr de poudre par kg et par jour. C’est le procédé phyto qui permet l’administration des doses les plus concentrées.

2. Les préparations en tisanes
C'est l'utilisation la plus traditionnelle de la plante médicinale. On utilise la plante fraîche, sèche ou hachée. Les principes actifs sont extraits par l'eau bouillante. Pour que la tisane médicamenteuse soit efficace, on utilise les mêmes proportions que pour nous faire une tasse de thé. Il n’existe pas de surdosage de quantité dangereux, mais il faut placer la limite dans la durée. 


On distingue deux modes de préparation :

  • L'infusion : cette technique est utilisée pour les plantes dont on utilise les parties fragiles : feuilles fleurs, sommités fleuries. On verse de l'eau bouillante sur les plantes, puis on laisse infuser 7 à 8 minutes. Filtrer et donner à boire quand la préparation est tiède ou froide. 

  • la décoction : cette technique est utilisée pour les parties de plantes plus dures : racine, écorce, partie ligneuse. Les plantes sont mises dans de l'eau froide ou bouillante et on maintient en ébullition pendant 10 à 15 minutes. Filtrer et donner à boire quand la préparation est tiède ou froide.

Dans les tisanes, les principes actifs gardent leur efficacité 24h, vous pouvez y ajouter du vinaigre de cidre. Il agira aussi comme conservateur. Presque toutes les plantes sont en herboristerie, et vous pouvez vous y faire conseiller. Cette technique reste très bon marché, et permet de soigner un oiseau sans devoir l’isoler. 

3. La distillation à froid
L'extraction à froid par pressage de l'écorce extérieure des agrumes (zeste d'orange, de citron, de pamplemousse...).  Les produits obtenus seront utilisés comme déstresseurs, équilibrants nerveux, mais aussi désinfectants. Ces produits étant généralement photo-sensibilisants, ils risquent de laisser des taches brunes indélébiles sur la peau des humains en cas d'exposition au soleil ! Ceux ci s’achètent tout fait dans le commerce.

4. Hydrolat, eau florale et huile essentielle
La distillation des plantes, de graines ou de fleurs au travers d’éther, va donner un hydrolat ou une eau florale qui, passée par l'alambic, va donner des huiles essentielles, lesquelles sont plus lourdes et plus agissantes. 


Les hydrolats et eaux florales résiduelles sont imprégnés des mêmes molécules aromatiques que les huiles essentielles correspondantes, la concentration en principes actifs est toutefois inférieure, mais ils ont l'avantage d'être hydrosolubles et ne présentent aucune contre-indication.
Les applications d'hydrolats peuvent s'effectuer aussi bien par voie interne que par voie externe sans devoir prendre de grandes mesures de précaution. Les hydrolats peuvent se prendre sous forme de tisane, c'est à dire mélangé à de l'eau tempérée, en spray oral, ou également comme tonique cutané, en voie externe pour des applications en compresses, en lavage de plaies ou autres même en mélange avec de l’argile.
Traitement anti-parasitaire antifongique, cicatrisation, désinfection, …
La prise d'hydrolat par voie orale est la plus efficace d'un point de vue thérapeutique. Elle soigne tout ce qui est digestion, respiration, dépuratifs, etc.
Les hydrolats pris sous forme de cure étalée sur plusieurs semaines agissent avec beaucoup d'efficacité. Ils se boivent généralement à raison d'une cuillère à café d'hydrolat par 100 ml d’eau. Une cure s'effectue généralement sur une durée de 20 jours.
De nombreux traitements, qui visent un but énergétique s'effectuent sur une durée de 40 jours. Les 20 premiers jours servent à faire place nette, les 20 suivants, souvent avec un cocktail un peu modifié, à gérer un rééquilibrage dans sa physiologie.
Ce sont des produits assez stables, de même composition que ceux que vous feriez en infusion, mais dont l’efficacité est augmentée. 
L'hydrolat est fragile, sa durée de vie est de 1 à 2 ans maximum. La chaleur, la lumière et l'air sont les 3 agents principaux pouvant altérer les hydrolats. S'ils s'oxydent, les hydrolats dégagent une odeur nauséabonde et deviennent impropres à la consommation. Les hydrolats peuvent aussi être envahis de micro-organismes, qui forment des dépôts. Ces derniers ne sont pas dangereux pour la santé et n'altèrent en rien la qualité de l'hydrolat. En cas d'apparition de ces corps étrangers, on peut tout simplement filtrer l'hydrolat avec un filtre à café.
Un exemple déjà cité, est la NATURALINE. 

Les huiles essentielles sont utilisées en aromathérapie, et feront l’objet d’un paragraphe particulier. Celles ci ne sont jamais solubles dans l’eau de boisson, et doivent impérativement être diluées.

5. Les macérations
Consistent à laisser les plantes dans l’eau froide toute une nuit.

6. Les teintures mères
Consiste à extraire et conserver par l’alcool. Remplir un bocal en verre de plantes fraîches. Ajouter un mélange eau/alcool titrant 40° à 60°.  Laisser 2 semaines au frais (cave), remuer, triturer et laisser de nouveau deux semaines au repos. Filtrer et placer dans un bocal de verre fumé. Doser de 2 à 4 gouttes/kg de poids vif dans l’eau ou la nourriture.

7. Les macérations huileuses
Consistent à extraire et conserver par l’huile. Remplir un bocal en verre de plantes fraîches. Remplir d’huile, garder quelques jours dans la maison, laisser au soleil pendant 3 à 6 semaines (rentrer si nuits fraîches). Filtrer et mettre en bouteille avec un peu d’huile de germe de blé pour une meilleure conservation. L’huile d’olive est peu pénétrante et sera préférée pour des applications locales, problèmes cutanés. L’huile de tournesol pénètre les tissus elle sera préférée pour des applications systémiques (qui doivent voyager dans l’organisme).

8. La digestion
Consiste à préparer des pommades
Placer 30 g de plante dans 100 ml d’huile d’olive. Chauffer à feu doux pendant 4 heures. Récupérer 50 ml d’huile chaude et ajouter 15 g de cire d’abeille. Placer au bain-marie jusqu’à dissolution puis éloigner du feu et remuer jusqu’à formation de la pommade.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

9. Principes actifs

​Ci-dessus un tableau énumérant les principes actifs des plantes quotidiennes que vous avez à disposition. 

Ici, vous pouvez faire vos cocktails de tisane d’entretien au fil des saisons. En cas de besoin, il n’est pas difficile d’ajouter une ou deux substances pour cibler une action. Je pense à vermifuger en ajoutant de l’Armoise, ou à épurer en ajoutant du radis noir en favorisant la fonction hépatique. Dans des pathologies importantes, faites vous conseiller chez votre herboriste.

Voici une liste non exhaustive des principales plantes, utilisées en usage vétérinaire :

  • Alicaments antibactériens : Extrait de pépin de pamplemousses, vinaigre de cidre, ail, thym, mélisse 

  • Alicaments vermifuge : feuille d’olivier, l’armoise, graine de courge en poudre, l’ail ou ail des ours, le thym, le quassia, la tanaisie, grenadier, gentiane jaune, absinthe marine

  • Alicament anti-protozoaire : l’armoise et la feuille d’olivier, lavande

  • Alicaments adoucissants : feuille de mauve, plantin, grande bardane, réglisse, lin, consoude, thym

  • Alicament hépatique drainage : radis noir, ortie, chardon marie, pissenlit, fumeterre, thym, artichaut

  • Alicaments calmants : le houblon, saule, Valériane, Marjolaine, pétale de coquelicot

  • Alicaments coccidiose : salicaire, busserole, reine des prés, thym, citrus (écorce de citron), olivier, basilic

  • Alicament antibactérien, antiviral, antiseptique et antimycosique : Origan, girofle, bardane, échinacée pourpre, lavande, sarriette, souci, thym, cannelle

  • Alicament digestif : épine vinette, ortie, fenugrec, gentiane jaune, sureau noir, graine de courge

  • Alicaments respiratoires : origan, ronce, plantin, fenugrec, sureau noir, eucalyptus, pin sylvestre, serpolet, échinacée, hysope official, thym, aunée

  • Immunité : thym, eucalyptus, myrtille, échinacée, cassis, romarin, curcuma, graine et feuilles d’amarante

  • Alicament dépuratif : Mélisse, pissenlit, mouron des oiseaux, trèfle rouge, achillée mille feuilles, cresson, sureau, la pensée, grande bardane, la salsepareille, romarin, gentiane.

Toutes ces plantes, vous pouvez vous les procurer sans problèmes chez votre herboriste. 

Nous sommes maintenant au début de l’hiver, vous pouvez aussi vous procurer un ensemble de plantes séchées en herboristerie contre les rhumes et maux de gorge. Elles ont toutes leur recette, meilleures les unes que les autres. Chez moi, j’en fait une petite tisane quelquefois le soir, avec un peu de miel. La phytothérapie sert à ne pas être malade. Ce serait malheureux que j’en administre à mes oiseaux, et que je n’en profite pas moi-même. 

 

Dans tous les complexes tout faits, il y a du chlorure de magnésium. J’ai lu un article d’un vétérinaire qui prétendait que tous nos animaux étaient en manque de magnésium. Il refusait même de mettre en place un traitement sans commencer une cure de magnésium. En vrac, chez votre pharmacien, cela coûte moins de 10 euros, moi, j’en ajoute de temps en temps. Dans les pépins de courge, il y a énormément d’oligo éléments. Vous pouvez vous même en nettoyer, les faire sécher et les réduire en poudre. Sinon, elle coûte moins de 7 euros par Kg.

 

N’oubliez pas non plus de donner des betteraves à vos gallinacés, ils les apprécient énormément quant ils disposent de peu d’herbe, et en les coupants en tranches, vous pouvez en profiter pour les charger des vitamines et des pré-biotiques.

Je termine cette petite explication en vous disant qu’il n’est pas nécessaire de tout faire vous-même. Il existe d’excellents produits que l’on distribue aux pigeons. L’avantage c’est que vous pouvez l’administrer à tous vos oiseaux. Certains se soigneront, et pour les autres cela sera considéré comme cure d’entretien.

10. Parlons un peu de l’aromathérapie et de la gemmothérapie
 

Elles sont toutes deux une branche particulière de la Phytothérapie.

Ici je voudrais quelque peu recentrer le but de mon article. La phytothérapie est utilisée pour garder vos oiseaux en bonne santé. En principe, vous n’aurez que très rarement le besoin de faire un diagnostique, sinon très évasif : Est ce un problème de digestion, de respiration, de dynamisme, d’immunité ou autre. Vous traiterez ce souci avec une gamme de macérât d’origine commerciale et obtenue via l’extraction d’huiles essentielle (HE) ou de gemmothérapie, comme expliqué ci-dessous, ou vous aurez quelques trucs et ficelles, recette de grand-mère, comme certains disent, généralement suffisantes. De plus, pour ceux qui s’y intéressent, Internet va vous faciliter votre recherche. 


Actuellement dans les oiselleries, ce sont les seuls produits en vente libre, les autres, tels les antibiotiques sont soumis à l’ordonnance d’un vétérinaire. 

L’aromathérapie, d’abord, est basée sur l’utilisation d’huile essentielle (HE). Elle sera utilisée par voie orale sur la nourriture, par diffusion dans l’atmosphère, ou par application cutanée.

Le terme « Aromathérapie » créé en 1928 par un pharmacien français, R.M. Gattefôssé, désigne l'emploi des huiles essentielles issues des plantes pour traiter les pathologies et pour améliorer la santé et le bien-être. Utilisées en prévention ou en thérapie, elles se révèlent efficace. 


Actuellement, l'action thérapeutique des huiles essentielles connaît un énorme intérêt dans le monde entier. Les recherches se font principalement en pathologie humaine, mais sont applicables à la médecine vétérinaire. Beaucoup de mes sources par Internet concernent la médecine vétérinaire, dont l’article à la base de ma recherche de William Astor, décembre 2002, les fiches techniques du docteur Philippe Labre, spécialiste en phytothérapie vétérinaire et publiée sur le site de ‘bio-aquitaine.com’. Une multitude d’articles vont encore dans ce sens, parmis lesquels la documentation d’une firme spécialisée dans les grands élevages, « biodevas « trouvé sur Internet ainsi que « gentiana » déjà cité. On ne peut ignorer non plus le prix qu’a discerné en 2013 l’union des entreprises belges à une vétérinaire pour la publication d’une étude complète sur le sujet. Documentez-vous dans votre graineterie, elle regorge de conseils (qui vous culpabilisent du trop peu que vous faites) : ‘apport pour la mue, en période d’élevage, en période de croissance etc. Simplifiez votre réserve de produits commerciaux et confectionnez vous-même votre pharmacopée. 

Les raisons de cet engouement sont nombreuses :
Très concentrées, bio-chimiquement définies, les HE montrent leur remarquable efficacité dans de nombreux domaines variés : pathologies virales, bactériennes et parasitaires quelle que soit leur localisation au niveau des organes, pour des affections inflammatoires, respiratoires ou digestives.

Comme décrit dans les modes d’extraction du chapitre précédent, elles ne doivent pas être utilisées sans l’avis d’un pharmacien ou d’un herboriste. Pas parce que leur usage est dangereux, mais plutôt parce qu’il faut adapter celui-ci selon l’origine, le mode d’extraction et/ou la concentration, à la manière de l’administrer à vos animaux.
L'aromathérapie a un effet immédiat sur l'animal et est utilisée lorsqu’il faut soigner. On l'utilise sur une durée plus courte qu’en prévention. (Quelques jours).

En règle générale, vous pouvez en diluant les HE dans un excipient (huile de tournesol, de maïs ou de soja) les disperser sur la nourriture. Ce mode d’administration est assez facile, mais ne peut se faire que pour un sujet atteint et en surveillant sa prise quotidienne. Evitez de traiter en aromatisant l’aliment de base de tout votre cheptel. Certains animaux pourraient se priver de nourriture. 

Ce qui est assez facile aussi, c’est l’usage d’un diffuseur aromatique à tout votre cheptel, à condition qu’il se trouve dans un espace confiné et à l’abri des courants d’air. Cette technique est utilisée en thérapie de groupe ou en préventif, dans les grands élevages de porcs, de volailles …, principalement comme fongicide, bactéricide, expectorant et antiseptique, digestif et anti-stress. 
Pour ce qui est du diffuseur, vous pouvez en trouver en pharmacie, chez Colruyt ou dans un magasin spécialisé pour moins de 100 euros.


Attention : ne jamais mettre de l'huile essentielle dans l'eau de boisson car l'huile va surnager et c'est une bombe (parfois une goutte pour 50 tasses est suffisante. Il y aurait des risques de brûlure sur les muqueuses ! De même, avoir toujours près de soi de l'huile végétale (olive, colza, ...) en vue d'ôter les taches d'huile essentielle sur vos doigts ou votre peau.

Il existe aujourd’hui les « Huiles Essentielles Chémotypées » : HECT


Ces huiles sortent un peu du contexte de la phytothérapie, car elles isolent un seul principe actif, comme en allopathie. 


D’après le guide des HECT publié aux ‘Nouvelles Editions’, l’avantage de beaucoup de celles-ci, est leur facilité d’absorption par la peau. Il leur suffit de quelques minutes pour être absorbées d'abord par la couche cutanée puis diffusées dans la micro-circulation périphérique avant de se retrouver dans la circulation sanguine générale pour y exercer leur action thérapeutique. Là aussi, faites-vous conseiller ! Pour une pathologie, il faudra intervenir plusieurs fois par jour en appliquant les HE sur la partie visible de la peau sous l’aile. C’est plus facilement applicable pour un animal à poils. Parfois, l’usage du diffuseur ou de l’application sur la nourriture reste plus aisée. 


Je pense que vous n’utilisez pas une panoplie d’HE, donc pour celle que vous opterez, sachez comment procéder. Comme vous pouvez les utiliser en application cutanée ou en diffuseur, elles vous permettront de soigner un oiseau même de nuit ou s’il refuse de s’alimenter. Elles se montreront très facile d’usage. 

Le mode de perception étant identique pour l’humain ou l’animal, une petite expérience permet de se rendre compte de sa manière d’agir, et de l'efficacité de ce mode d'administration. Frictionnez la plante de vos pieds avec de I'H.E. d’eucalyptus radié. Après 15 minutes, votre haleine sentira l'eucalyptus ! Autrement dit, en 15 minutes, l'H.E. a pénétré la peau et se retrouve dans la circulation générale pour y exercer ses bienfaits puis est éliminée par vos poumons.

Quand utiliser des huiles essentielles, et lesquelles ?
Pour contrer l’infection, il faut préférer le citron, le pamplemousse, l'origan compactum, le clou de girofle, la sarriette des montagnes, le thym à thymol, la cannelle de Chine.

Pour désinfecter, comme antibactérien (contre les bactéries) et antifongique (contre les levures et champignons), le bois de rose (aniba rosaeodora) et l'arbre à thé conviennent bien.

Mandarine, pamplemousse, orange, citron, lavande vraie ou fine, petit grain,... sont de bons anti-stress.

Pour les problèmes intestinaux qui couvrent un domaine vaste et compliqué, il convient de privilégier un renforcement de l'immunité de l'intestin grâce à Ravintsara (huile de Madagascar, qui a des effets antiviraux et antibactériens), fleur d'oranger (calmant et digestif), arbre à thé... 

Pour les problèmes ORL et respiratoires …., choisir des huiles d'Eucalyptus radiata et Eucalyptus globulus (moins cher), Ravintsara (souvent citée), sapin, pin de Sibérie (N.B. Pin et sapin ont une action que l'on pourrait comparer à celle de la cortisone !), romarin à cinéole, lavande aspic...
Quant au mélange des huiles essentielles, il ne faut pas craindre une perte d'efficacité; bien au contraire, il peut y avoir des synergies (coopération ou mise en commun de plusieurs actions).

Pour terminer, attirons votre attention sur le prix très varié des huiles, sachant que d'une part, il faut 7 kg de clous de girofle pour avoir un litre d'huile et que d'autre part, 4 tonnes de pétales de rose sont nécessaires pour obtenir ce même litre. 

La gemmothérapie est une branche de la phytothérapie qui utilise les bourgeons et les jeunes pousses d'arbres et d'arbustes préparés à l'état frais, par macération directe dans un mélange eau - alcool - glycérine. 

Les tissus embryonnaires végétaux (bourgeons, jeunes pousses, ...) renferment toute la puissance de la future plante. Ils contiennent plus d'acides nucléiques (information génétique) que les autres tissus, mais également des hormones de croissance, des vitamines, des oligo-éléments, des minéraux et surtout de la sève apportée par l'arbre.

L'extrait gemmothérapie constitue un véritable ensemble énergétique et un concentré d'information ; il renferme tout le patrimoine génétique de l'arbre dont est issu le bourgeon. 

Ainsi, le macérât glycériné de tilleul possède les propriétés sédatives liées aux fleurs mais également les vertus dépuratives et diurétiques de l'aubier. L'aubier ou aubour, est la partie de l'arbre juste sous l'écorce, généralement tendre et blanchâtre. Il en va de même pour le bourgeon d'aubépine qui possède les propriétés du fruit et de la fleur.
La gemmothérapie utilise l’ensemble des produits actifs de la plante sous forme embryonnaire : c'est une véritable "phytothérapie cellulaire énergétique globale".

D’après le guide de gemmothérapie des éditions Amyris, la gemmothérapie propose deux formes d'extraits :

  • Les extraits unitaires de bourgeons ou jeunes pousses, appelés aussi « macérats mère » qui contiennent toutes les propriétés du bourgeon concerné pour des applications thérapeutiques précises. Ces extraits de bourgeons sont aussi utilisés pour augmenter l'efficacité d'autres produits de phytothérapie, par exemple : la sève de bouleau.

  • Les complexes qui offrent une combinaison harmonieuse de bourgeons.

La gemmothérapie est en pleine évolution et ce notamment grâce aux différentes recherches menées à travers le monde par des professionnels de la santé humaine, mais applicables aux animaux. De nouveaux bourgeons sont étudiés en permanence afin d'offrir les meilleures recommandations et applications. La gemmothérapie prouve réellement son intérêt et ce notamment grâce aux milliers de thérapeutes qui obtiennent chaque jour des résultats. Allez vous documenter chez votre herboriste. Soyez vous-même innovants ! N’écoutez pas les détracteurs rétrogrades qui chercheront à vous prouver que leur perruche n’a pas de règles douloureuses ou qu’il ne peut percevoir quand elle a des troubles du sommeil dû à de la tachycardie ! 

Encore une fois pour être pratique, et c’est le but de cet article, il ne faut pas absolument acheter des produits, surtout en prévention. Je vous invite à rechercher les bienfaits du cassis et de ses bourgeons. Il est pour nous et nos oiseaux au premier rayon de la pharmacie de la nature. Si vos oiseaux ne les mangent pas sur la branche que vous leur offrez, placez-les en infusion dans de l’eau qui a bouilli, une fois refroidie, distribuez là dans les abreuvoirs, aux doses recommandées en phytothérapie (càd, une ou deux cuillères à soupe de bourgeons pour un litre d’eau) 
La gemmothérapie est facile à utiliser en phyto-régulation vétérinaire ou en thérapie, car vendue en macérât (comme en phyto ordinaire). Il suffit d’en ajouter dans l’eau de boisson de vos animaux pour que celle ci soit ingérée. Ceci à condition qu’elle n’ait pas un goût que ne supportent pas ceux à qui elle est destinée ! 

Les doses à utiliser sont semblables à celles utilisées pour les humains. Un sachet par litre ou quelques gouttes par kilo, mais sont spécifiées lors de l’achat de produits à usage vétérinaire, qui envahissent le marché par centaine.

Comme en allopathie, la quantité absorbée pour les produits à diluer dans l’eau de boisson par l’animal ciblé, dépendra de son état physiologique, de la température, de son aptitude et de son besoin de boire. L’avantage de la phytothérapie est que le dépassement de la dose indiquée n’est jamais dangereux. 

Chez moi, il y a en permanence un plat, recouvert d’un grillage pour éviter la baignade, en plus des nombreux points d’eau, où je mets un cocktail de saison à disposition. Je peux vous assurer qu’il est souvent visité.


Voici l’hiver qui se termine, relisez les différents articles et préparez bien vos oiseaux pour la saison d’élevage. 

A vous de faire des essais, car je crois ces procédés très efficaces. 

11. Qu’est ce qui prouve que je suis dans le bon ? Réfléchissons un peu

Ces dernières années, beaucoup ont fait la chasse aux microbes, aux bactéries et ont aseptisé tout ce qui tourne autour de leur élevage. Mais c’est une tâche impossible et inutile ! Si vous commencez à faire vivre un animal dans un environnement stérile, il faut l’y garder et intervenir continuellement. C’est comme cela que certains prétendent que les antibiotiques sont un facteur de croissance. C’est tout à fait faux. De tels animaux, si le milieu ne reste pas stérile, devront dépenser beaucoup d’énergie pour lutter contre les agressions externes, et par la même occasion, garder leur température corporelle. Ceux-ci sont rendus fébriles par leur mal-être. Dès lors, en leur donnant des antibiotiques, vous résolvez leur problème le temps de la cure, et cela vous donne l’impression que l’antibiotique est un facteur de croissance. Mais en fait c’est postposer le problème. 

Ne trichez pas avec les bactéries. Les éliminer n’est pas possible, mais favoriser les bactéries, proactives est le seul comportement à adopter en élevage. 
Aujourd’hui, la science nous permet d’affiner et mieux comprendre les remèdes de nos grand-mères, et de donner à nos oiseaux plein de molécules, issues de milieux naturels, utiles à leur bien-être et leur équilibre. Ce serait dommage, avec les connaissances que nous avons, d’en rester là, sans poursuivre notre recherche. 

Savez-vous que durant l’épidémie de grippe espagnole du début du siècle dernier, il a été constaté à posteriori, que la majorité des gens qui travaillaient à l’élaboration des parfums et des thés ont échappé à la maladie. Ils pratiquaient de l’aromathérapie sans le savoir. Et cependant pendant presque un siècle, au nom du progrès, on a volontairement sous-estimé le bienfait des plantes.

En général, notre comportement ne doit absolument pas être le même avec les jeunes oiseaux et avec les adultes. Si vous élevez des canards ou des oies, sauf pour les jeunes élevés artificiellement, la prévention est quasi inutile, je vous ai expliqué pourquoi.


Pour les autres jeunes que vous élèverez, la méthode se montrera efficace à long terme. Voilà, faites vous-mêmes votre expérience en relisant éventuellement les paragraphes plus sensibles. Si vous le désirez, vous pouvez retrouver tout le texte sur mon blog, en tapant « oiseaux d’élevage /wordpress »


Puisqu’une très grande partie de l’immunité dépend de notre système digestif, il est impératif de le maintenir performant et de le renforcer. 

Dès le départ, placez vos oiseaux dans leur situation de vie réelle, et donnez-leur de quoi se défendre. Pro et pré-biotiques sont la condition de base pour un bon départ. Voir revue n° 233 C’est la règle d’or. Relisez ce paragraphe avec attention. 
Ensuite, comme vous le faites, soignez-les correctement. Donnez-leur l’aliment le plus complet possible, tout en sachant bien que, par rapport à l’alimentation qu’ils auraient s’ils avaient l’espace pour sélectionner leur nourriture, ils feraient de l’auto médication, ce qui est impossible pour eux en captivité.
Vos oiseaux sont sensibles, et ont besoin davantage d’assistance pour trouver tous les principes actifs qui contribuent au bon fonctionnement de leur système digestif et respiratoire. Aidez-les. 
Le microbe n’est rien, le terrain est tout !

Le résultat pour moi ! Plus jamais d’oiseaux malades mais éclatants de santé !


Personnellement, je pratique la phyto depuis très longtemps, et je n’ai jamais eu de maladie de groupe ou d’épidémie. Je garde assez facilement les espèces réputées comme difficiles Actuellement, de toute façon, vous ne disposerez plus aussi facilement de vaccins et d’antibiotiques. Énormément de grands élevages sont actuellement adeptes de cette thérapie de la bonne santé, qu’il s’agisse d’élevages de porcs, de poulets de pintades, de dindons, vaches, chevaux et autres. J’ai moi-même un cousin qui vit d’une ferme aviaire. Depuis une dizaine d’années il soigne ses oiseaux de manière préventive grâce à la phyto. Il n’a plus jamais de problème, et ne voudrait en aucun cas revenir à l’allopathique, sauf extrême urgence. C’est parce qu’il serait beaucoup plus loquace que moi que je ne lui donne pas la plume, mais pour lui, plus jamais autrement. Pourtant, avant cette période, il a essayé tous les produits allopathiques, mais en est désabusé. 


De plus, on peut soigner un oiseau, en donnant un thé qui sera aussi bénéfique à tous, donc, pas besoin de l’isoler. On peut soigner dans le groupe, deux ou trois pathologies différentes.
Il y a toujours de l’eau fraîche, mais malgré cela, je constate que les endroits où je mets, dans l’eau de boisson, des produits phyto, le breuvage a tendance à diminuer plus vite.
Si je mets des produits qu’ils n’aiment pas, la tendance s’inverse tout de suite. Par contre, je ne sais pas pourquoi ils boudent certains produits, comme le sureau par exemple, lorsqu’il est seul ou assez prédominant. Pour éviter cela, il faut mettre un produit odorant de manière quotidienne, de telle sorte qu’il prédomine ? Personnellement, je mets du perform, qui a une odeur que l’on retrouve dans beaucoup de produits naturels.

Le PERFORM est un complément alimentaire intéressant, dont on dit également beaucoup de bien et qui est bien connu des grands éleveurs. Il est composé de plusieurs huiles essentielles, d’extraits de plantes, de céréales germées, de germe de blé, d’huile de foie de morue, de levure de bière, le tout fixé sur une base d’argile blanche de toute première qualité. Il se vend chez certains oiseleurs, et reste à conseiller, car ceux qui l’emploient en disent beaucoup de bien. Il est tout à fait dans l’esprit de ce qui précède et est un excellent pré-biotique qui doit faire partie de la tournante. 

Ne donnez pas de complément dans la nourriture de base. Certains oiseaux vont bouder l’aliment modifié, ce qui peut engendrer leur perte. De même, si vous ajoutez quelque chose dans l’eau de boisson, veillez à toujours donner de l’eau claire en association. Ce serait négliger l’efficacité de certaines plantes et ainsi occasionner des problèmes à certains de vos oiseaux pour qui l’action phyto engagée ne lui serait momentanément pas favorable. L’oiseau sait très bien ce qu’il a besoin, laissez-le choisir. 

En hiver ne donnez pas trop de vitamines, mais davantage des alicaments. Laissez la nature se reposer, sinon, au printemps, vous ne saurez réveiller une nature qui ne dort pas. 


Voilà, maintenant je vais vous laisser faire votre propre expérience, il n’y a pas qu’une solution, penser cependant à faire du thé de temps à autre, et cela avec des produits du jardin qui se montreront très efficaces, je pense au thym, à l’ortie, au millepertuis et à la tanaisie. A cela vous ajoutez un thé vendu tout préparé pour les colombidés et vous verrez, vous ferez déjà des miracles. 

Bonne chance, et si vous-même avez de bons résultats ou, de bons trucs à partager, n’hésitez pas à nous écrire. 

Bien à vous :  Etienne Arnould
 

 
 
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